Témoignage

Mme Carine DOUVILLE
responsable de l'antenne Normandie Rouen du Conservatoire botanique national de Bailleul

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[00:12] Bonjour, je suis Carine DOUVILLE, je suis actuellement responsable de l'antenne de Normandie du Conservatoire botanique national de Bailleul, donc, on a la chance d'être hébergés par le jardin botanique de Rouen, et la structure, donc le Conservatoire botanique national de Bailleul, est chargé à la fois de tout ce qui est connaissance, conservation, expertise, sensibilisation, sur tout ce qui va être la flore sauvage de la région et les végétations sauvages également.

[00:52]
L'Atlas de la flore sauvage de Haute-Normandie

Dans le cadre de la connaissance de la flore de la région, un des derniers ouvrages qui a été publié par l'antenne de Normandie c'est l'Atlas de la flore sauvage de Haute-Normandie donc qui compile l'ensemble des connaissances actuelles sur les quelques 2000 taxons qui peuvent être connus. Donc les taxons c'est l'ensemble de la diversité des plantes sauvages. Il y en a 1500 qui sont illustrés dans le cadre de ce document. Il y a une autre étude également qui a été faite qui est assez structurante pour le territoire de l’Agglo c'est une étude sur les terrasses alluviales de la Seine, qui sont des milieux qui se développent sur du sable, des milieux plutôt acides, qui peuvent légèrement tendre vers le calcaire. C'est une des premières études de cette ampleur qui a été faite par le Conservatoire botanique sur la connaissance de ces milieux qui étaient très très mal connus et qui présentent un intérêt patrimonial très fort. L'Atlas, c'est le premier qui ressort depuis le dernier qui a été fait il y a presque une centaine d'années. Donc du coup on s'est appuyés également sur les connaissances de tous les anciens botanistes de la région, ce qui nous permet de pouvoir faire un bilan des espèces qui ont disparu, qui ont évolué, etc. qui sont plus ou moins menacées. [02:36] Donc ici par exemple vous avez l'ensemble des botanistes de la région qui ont travaillé alors sur des territoires un peu différents mais qui en gros correspondent au territoire de la Haute-Normandie ou de la Normandie actuelle. Bon un des plus connus c'est quand même Jean-Baptiste Lamarck, ou Sébastien Vaillant. Voilà, on a Le Turquier de Longchamp également. Je vous disais que Lamarck était assez connu, c'est parce que c'est lui qui a fait la première description de la violette de Rouen, qui est une espèce endémique et que l'on retrouve sur les pelouses calcicoles du territoire de l’Agglo. Donc ensuite, chaque commune de la région a été prospectée. Vous avez ici un petit aperçu de l'équipe qui était associée au projet. Ce qui nous permet par la suite, pour chaque espèce, de pouvoir identifier sa localisation, de pouvoir en faire une description, à la fois son écologie et ses statuts de rareté, donc si elle est rare, si elle est menacée, si elle est protégée, ses dates de floraison, etc. [03:53] Du coup, quand on aborde une commune qu'on ne connaît pas forcément pour faire un inventaire, on essaie de repérer d'abord tous les différents milieux qui sont sur cette commune pour aller faire une sorte d'échantillonnage sur chacun des milieux pour pouvoir avoir la liste la plus exhaustive des plantes. Et l'Atlas c'est un outil extrêmement important puisque ça nous permet de hiérarchiser les priorités d'action en termes de conservation qui seront nécessaires derrière, puisque ça nous permet de connaître les espèces les plus menacées, celles qui sont en train de disparaître. Et derrière on va mettre en place des plans de préservation de ces espèces, alors en partenariat avec les communes, les propriétaires privés, les gestionnaires, etc.

[04:34]
Un territoire riche et diversifié

Le territoire de l’Agglo, d'un point de vue on va dire naturaliste et plus spécifiquement botaniste peut-être, c'est un territoire qui est très très très riche et très diversifié. Alors c'est essentiellement lié à la présence de la vallée de la Seine, qui du coup a entaillé assez profondément le plateau crayeux de la région Normandie, et donc du coup on va retrouver des milieux très différents. Alors avec les plateaux, ensuite les coteaux calcaires, les terrasses alluviales de la Seine, donc qui sont essentiellement constituées de sable, le fleuve en lui-même avec l'ensemble de tout ce qui va être les ripisylves, les forêts qui peuvent se développer sur les îles, sur les berges. Ensuite tout ce qui va être prairie humide, donc voilà c'est un ensemble vraiment intéressant et complémentaire. Et sur chacun de ces habitats différents, on va retrouver une flore spécialisée, et elle-même assez remarquable.

[05:43]
La Biscutelle de Neustrie et la Violette de Rouen

Et parmi ces milieux on en a qui sont tout à fait remarquables. On peut commencer par celles qui sont plus visibles je dirais dans le paysage peut-être, c'est tout ce qui va être les pelouses et les éboulis qui s'installent sur les coteaux qui longent la Seine, donc les grandes falaises crayeuses. Donc c'est des habitats qui sont assez uniques, à la fois par leur substrat donc très crayeux donc très filtrant, en plus on a un peu des influences on va dire plus chaudes en termes climatiques qui remontent le long de la vallée de la Seine, qui suivent un peu l'axe on va dire Sud-Est/Nord-Ouest de la vallée de la Seine, qui du coup vont amener des influences plus méditerranéennes au niveau de la flore, ce qui fait qu'on peut retrouver des espèces sur ces coteaux-là qui habituellement poussent dans le sud de la France comme le thym, l'origan, toutes ces espèces qui font un peu la garrigue ou voilà qui sont plus liées à ce type d'habitat. Et, phénomène assez exceptionnel aussi, on va trouver des espèces endémiques. Donc les espèces endémiques ce sont des espèces qui ne se développent que sur un territoire très très restreint. [06:59] Et là par exemple on a la Biscutelle de Neustrie, qui est une espèce qui ne pousse que sur le territoire de l'Agglo. Elle est tellement rare qu'elle est protégée au niveau européen dans le cadre de la Directive Habitat-Faune-Flore. En fait, c'est une petite crucifère, elle tient son nom de la forme de ses fruits. Biscutelle ça veut dire "deux écus" et si on regarde bien, il y a deux petits ronds qui se sont comme deux petits écus, et Neustrie c'est l'ancien nom de la Normandie, donc c'est pour dire que c'est très localisé en Normandie. [07:42] Alors elle a une copine en tant qu'espèce endémique, c'est la Violette de Rouen, qui est beaucoup plus connue que la Biscutelle de Neustrie et qui elle va plutôt préférer les habitats d'éboulis, donc là où les coteaux sont beaucoup plus pentus, avec des pierriers qui sont en activité. Alors le Jardin des Plantes là aujourd'hui n'en a pas de fleuries, mais ces deux espèces-là sont conservées au Jardin des Plantes de Rouen, essentiellement avec un objectif de les montrer, mais il y a aussi à côté de ça des programmes de conservation sur ces deux espèces-là qui sont mis en place avec des récoltes de graines, des essais de multiplication des jardins conservatoires et qui du coup se trouvent localisés à Bailleul donc dans le Nord de la France, au niveau du siège du Conservatoire botanique. Ce qu'il faut savoir c'est que c'est deux espèces qui sont actuellement en voie de disparition. Elles étaient liées à une période et à des phénomènes géologiques plutôt périglaciaires, donc il y a quelques 10000 ans, avec le gel et le dégel assez fréquents des pierriers des coteaux calcicoles, ce qui faisait que les milieux ne pouvaient pas se boiser, ne pouvaient pas s'enherber, etc., ce qui fait qu'on avait toujours des milieux pionniers, et donc ces espèces pouvaient se développer puisque ce sont des espèces pionnières, donc qui ne supportent pas la concurrence des autres espèces. [09:22] Alors très vraisemblablement elles devaient être beaucoup plus répandues autrefois, sûrement avec un continuum le long de la vallée de la Loire, de la Seine etc., surtout que la Loire a changé son cours à un moment des temps géologiques, et il y a dû y avoir un isolat de ces espèces-là, vraisemblablement avant la période périglaciaire, donc il y a plus de 10000 ans, et avec un phénomène de spéciation, c'est-à-dire des espèces qui ont évolué de façon différente de ses proches cousines, sachant que les plus proches cousines de cette Biscutelle on va les retrouver en Bourgogne, dans la vallée de la Loire, sur le Massif Central, etc. Et la violette c'est vraisemblablement la même chose. On a des violettes, notamment une violette qui a disparu qui était la Violette de Cry en Bourgogne, qui se développait également sur des éboulis crayeux, et qui elle a disparu, mais voilà c'était très certainement des cousines proches.

[10:30]
Les autres milieux

Si on s'éloigne un peu des milieux les plus dénudés on va dire, il y a aussi tout le cortège des plantes qui poussent sur les pelouses, sur les coteaux, qui autrefois étaient (alors là quand je dis autrefois ce n'est plus il y a 10000 ans mais il y a une centaine d'années, entre 100 et 150 ans) étaient très fortement pâturés par des troupeaux, essentiellement de moutons, mais également de bovins, ça pouvait arriver. Avec une complémentarité en termes de milieux parce que l'été ces milieux-là sont très très chauds, donc c'est de milieux qui étaient plutôt pâturés au moment de l'hiver, fin de l'hiver, début de printemps. Et quand les prairies humides du fond de la vallée de la Seine commençaient à s'assécher au cours de l'été, là les animaux étaient déplacés dans les prairies humides. Et donc le fait de pâturer régulièrement ces pelouses ça a permis de maintenir des milieux très ouverts et très riches, et c'est là qu'on va retrouver tout le cortège des espèces un peu thermophiles qu'on a plus l'habitude de retrouver dans le Sud avec des hélianthèmes, mais aussi des orchidées, des orchidées sauvages. C'est vrai qu'on n'a pas cette image-là quand on pense à la Normandie, mais il y a une centaine d'espèces d'orchidées sauvages qui peuvent se développer sur ce type de milieux. [11:55] Alors si on s'éloigne un peu des coteaux calcicoles, on peut descendre dans la vallée et là on trouve les terrasses alluviales. Donc là ce sont des milieux extrêmement plats, rien à voir avec le paysage des coteaux, ce sont les grandes étendues qu'on peut voir à l'intérieur des boucles, à l'intérieur des méandres de la Seine. En fait ce sont tous les alluvions qui ont été apportés et déposés par la Seine au fur et à mesure que elles croquaient un peu dans les coteaux de l'autre côté. Les milieux de terrasses alluviales on en trouve de très très beaux exemples par exemple sur les communes de Gaillon, Tosny, Courcelles-Bouafles avec toute une flore qui est très bien développée. Sur ces milieux-là on va trouver une flore complètement différente, qui elle est adaptée au sable. C'est également une flore particulièrement menacée parce que dans le cadre de l'extension de l'urbanisation, des transports en commun etc. c'est des milieux qui sont plats, secs, etc. particulièrement favorables à accueillir le développement de tout ce qui est urbanisation et entreprises. C'est également là qu'on va retrouver le plus d'exploitations de granulats donc tous les carriers, parce que c'est des graviers, du sable, etc. donc toute la matière première pour construire l'ensemble des aménagements. [13:28] Par exemple, on peut citer l'Hélianthème tâché, Tuberaria guttata en latin. Comme on peut le voir sur la carte, l'ensemble de sa localisation, qui correspondent aux petits points rouges, sont essentiellement situés sur le territoire de l'Agglo, et c'est une espèce qu'on ne va retrouver que sur ces terrains sableux. Actuellement elle est vulnérable, elle est très très rare au niveau de la région. Alors après c'est des milieux qui sont beaucoup moins spectaculaires en termes de plantes que les coteaux calcicoles donc ça va essentiellement être des petits gazons très rares, mais il n'empêche pas moins que c'est des milieux qui sont vraiment remarquables. Ensuite on peut passer aux milieux plus humides, donc là avec tous les boisements alluviaux qu'on va retrouver à la fois sur les îles de la Seine, mais également sur les berges. Donc là c'est des milieux plus arborés, avec des saules, des aulnes, mais qui sont des milieux qui sont également protégés au niveau européen, très souvent parce que c'est des milieux qui sont on va dire abîmés, parce que la plupart du temps les fleuves n'ont plus de zone d'expansion, le cours d'eau naturel du fleuve est souvent contrarié avec des endiguements, des choses comme ça, donc c'est des milieux qui ont tendance à fortement régresser. Sur tout le territoire de l'Agglo, il y a encore vraiment des endroits où ils sont très bien conservés, avec des saulaies blanches, des espèces protégées. [15:16] Sur ce type de milieu donc toutes les forêts alluviales, mais aussi tout ce qui va être les mégaphorbiaies, donc les mégaphorbiaies c'est des végétations de hautes herbes, on va retrouver des espèces qui peut être protégées comme par exemple le Séneçon des marais, qui est le Senecio paludosus, qui se fait de plus en plus rare sur le territoire mais qu'on peut retrouver notamment du côté des Andelys.

[15:44]
Ethnobotanique... et légendes

Et sur les coteaux c'est aussi des milieux où on va retrouver pas mal d'espèces qui ont un lien avec l'histoire humaine on va dire, et donc nous on appelle ça l'ethnobotanique. Par exemple, sur les falaises et les murailles du Château-Gaillard aux Andelys, on trouve une plante qui s'appelle la Giroflée, qui est une crucifère, donc qui a quatre pétales en croix, et qui est une plante qui aurait été ramenée lors des Croisades, donc plutôt du Moyen-Orient. On trouve aussi des espèces comme le Genêt des teinturiers qui sont des espèces qui servaient à teindre la laine des moutons. Donc le Pastel des teinturiers faisait une couleur bleue. On trouve aussi sur ce type de milieu la Garance voyageuse qui est une espèce qui donne une couleur rouge très profonde, et qui est soi-disant la couleur des pantalons des militaires de la Première Guerre mondiale, qui a vite été abandonnée parce qu'en termes de camouflage il y a mieux. Et toutes ces espèces en fait se sont maintenues sur les milieux, ce qui a contribué aussi à enrichir le cortège local. [17:09] Alors sur l'origine de la présence des espèces on va dire plutôt thermophiles, donc qui viennent du Sud, qu'on peut retrouver en Méditerranée, on a une autre explication aussi que l'écologie, c'est la légende des Deux-Amants. Donc à Romilly-sur-Andelle, il y a une énorme côte, qui s'appelle la côte des Deux-Amants, et autrefois, soi-disant, il y avait un un château sur cette côte avec un roi qui avait perdu sa femme, mais qui avait une fille donc il était très très très possessif, et qu'il ne voulait absolument pas laisser partir, et encore moins avec le premier prince venu qui viendrait lui prendre sa fille chérie. Donc il avait lancé un défi à tous les futurs éventuels prétendants en leur disant : "Seul celui qui arrivera à porter ma fille jusqu'en haut de la côte des Deux-Amants sur son dos pourra l'épouser". Donc il savait quelque part que c'était un peu voué à l'échec, voire même assez dangereux pour ceux qui voudraient s'y essayer. Sa fille a bien sûr rencontré son prince charmant à elle, qui a dit qu'il ferait tout pour pouvoir l'épouser et vivre avec elle. Donc elle lui a dit : "Il te faut de l'aide, tu n'y arriveras jamais, ils sont pleins à avoir essayé, et ils se sont toujours arrêtés même pas au premier quart de la côte, tu n'y arriveras jamais. Donc il faut que je t'aide, il faut que je te trouve de l'aide. Mais j'ai une tante, elle est un peu herboriste, un peu sorcière, elle habite dans le Sud de la France, il faut qu'on parte en voyage, il faut qu'on aille la voir, elle peut nous aider". Donc ils sont partis à cheval pendant plusieurs semaines, et ils sont revenus avec une fiole pleine d'une potion magique qui était censée donner des forces au futur prétendant, et pouvoir l'aider à monter sans difficultés jusqu'en haut de la côte des Deux-Amants. Donc, armé de cette potion magique, il commence à escalader la côte, il tombe une première fois, et il se relève une deuxième fois et dans sa chute, il casse la fiole de potion magique. Donc, il se dit : "Ce n'est pas grave, je vais quand même continuer jusqu'au bout". Il met le maximum d'efforts pour arriver jusqu'en haut, mais arrivé en haut il s'épuise complètement et il meurt quasiment dans les bras de sa chère et tendre qui, ne s'en remettant pas, se suicide aussi sur place. Donc cette histoire pourrait être tragique, mais, la fiole, en se renversant, a distribué sur l'ensemble des coteaux de la côte des Deux-Amants tout plein de petites graines de plantes qu'on trouve dans le sud de la France et qui sont toujours là, et qui cultivent la mémoire des Deux-Amants.

[20:17]
Les actions du Conservatoire botanique

En terme d'action du coup sur ce territoire-là, le Conservatoire botanique est intervenu sur la cartographie des milieux de terrasses alluviales, donc tout ce qui va être pelouses sableuses, boisements, etc., qui sont des milieux vraiment très très rares. L'objectif c'était de les cartographier de façon la plus précise possible et d'identifier les enjeux qu'il y avait sur chacun des territoires identifiés, pour derrière pouvoir mettre en place des stratégies de préservation. Donc qui ont notamment été repris par des collectivités comme l'Agglo, ou comme le département de l'Eure. Notre action donc, on est associés avec le Conservatoire d'espaces naturels sur la préservation de la Violette de Rouen et de la Biscutelle de Neustrie depuis 1999 je crois. Donc c'est des projets au long cours qui sont financés par des programmes européens, qui ont permis, par exemple sur les communes de Romilly-sur-Andelle, Amfreville-sous-les-Monts, pour la Violette de Rouen, de pouvoir reconnecter des stations entre elles, de pouvoir renforcer certaines stations, et de pouvoir maintenir la présence de cette espèce dans son milieu naturel, ce qui était vraiment un objectif prioritaire pour les deux structures. La Biscutelle de Neustrie, on a énormément travaillé avec la commune des Andelys pour pouvoir préserver notamment la côte Saint-Jacques, qui est l'un des hauts lieux de la présence de cette espèce. On a par-ci par-là également plein de petites espèces sur lesquelles on peut intervenir qui sont des espèces très rares ou qui sont en danger. Actuellement par exemple il y a le Peucédan à feuilles de carvi, qui va lui plutôt être une espèce de prairie, et qui est présent sur le territoire, c'est à Porte-Joie, et là l'objectif va être de bien adapter la date de fauche avec le gestionnaire pour passer juste après la floraison et la fructification des plantes pour être sûr qu'elles aient bien le temps de fournir suffisamment de graines pour assurer la survie sur le long terme de la population. Et actuellement l'espèce se stabilise. On a également des interventions sur un groupe d'espèces qui sont les messicoles, donc les messicoles c'est les plantes qui se développent en bordure des cultures, donc "messi" ça veut dire "moisson", et qui donc se développent en même temps que les moissons, donc on a par exemple le chrysanthème des moissons, la plus connue c'est le coquelicot, on a pas mal de bleuets aussi, donc ça on va dire que c'est les trois espèces un peu phares, mais on en a d'autres qui sont plus discrètes comme l'Arnoseris minima, qui est une petite plante alors qui a l'air de rien parce que ça ressemble à un pissenlit, mais qui est protégée chez nous, et actuellement également en voie de disparition, et donc il y a un plan de conservation sur une des terrasses alluviales de la boucle des Andelys pour pouvoir la préserver, donc avec des récoltes de graines, des semis, qui nous permettent de renforcer les populations localement.

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Témoignage de M. Jean-Patrick BEAUFRETON, conteur normand, association La Piterne

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