Témoignage

M. Patrick GOGOL
habitant de Connelles

Vidéo

Afficher la vidéo en basse définition pour les connexions bas débit

Piste audio

Transcription

Cliquez ici pour afficher / masquer le texte

[00:12] Bonjour je m'appelle GOGOL Patrick, j'habite à Connelles depuis 1997 maintenant et j'habite au niveau de l'île de Pampou qu'on voit juste derrière moi, et en fait derrière moi aussi cette île est cultivable et on peut apercevoir derrière moi le bac qui est utilisé pour passer les engins agricoles de façon à cultiver cette île.

[00:37]
Vivre en bord de Seine

On est on est propriétaires jusqu'au bout mais on doit un espace de 3 mètres entre la berge et... pour les servitudes des pompiers ou des accidents ou des bateaux en difficulté, et ça c'est la réglementation. On se doit d'entretenir la berge jusqu'au bout sans compter les 3 mètres. Ça nous appartient, l'entretien nous appartient, mais on doit la servitude. VNF n'intervient pas, nous on paie en fait. Par exemple moi j'ai mis en place une descente à bateau et donc ça c'est payant, c'est normal. On a une cotisation annuelle qui permet de payer cet ouvrage qu'on a mis en place. [01:35] Depuis 1997 on a subi deux inondations majeures : une en 1999 et une en 2017, et en fait effectivement, à l'endroit où nous sommes, l'eau est arrivée au niveau de la table. Je vous laisse imaginer ce que ça a pu engendrer, notamment dans la maison et surtout dans le sous-sol. Effectivement c'est un peu l'inconvénient du site, malgré tous ses avantages. Quand la Seine monte lors de crues, effectivement elle embarque un certain nombre de détritus plastiques et autres, qui s'accrochent aux arbres, qui restent sur la Seine tout simplement. On les nettoie quand le niveau de l'eau est revenu à sa normale. Pour la vue c'est mieux et pour l'environnement aussi bien sûr. La Seine se décharge de tous ses détritus, même si elle ne monte pas à une hauteur importante. C'est à chacun de faire le maximum pour l'environnement, de ne pas jeter n'importe quoi à la Seine quoi, ça c'est important, maintenant il y a plein de déchetteries partout, il faut les utiliser. C'est tout un chacun, il faut qu'on soit responsables de nos déchets, même si c'est des déchets verts il faut les ramener aux endroits qui sont mis à notre disposition, c'est quand même bien tout ce qu'on a actuellement. Après, s'il y a trop de déchets et trop de choses qui partent avec le courant, ils se retrouvent sur le barrage et ça peut forcément compliquer les choses pour l'entretien du barrage et autres. On a pu s'apercevoir depuis une vingtaine d'années que je suis ici que la qualité d'eau s'est vraiment améliorée et on peut apercevoir à plusieurs endroits différents que c'est "coquillagé", l'eau est beaucoup plus claire et en fait beaucoup plus poissonneux qu'à l'époque. On a des amis pêcheurs qui viennent pêcher régulièrement ici à l'endroit où nous sommes. Essentiellement c'est un pêcheur de carpes et en fait il vient à peu près trois-quatre fois par an en été, où il peut pêcher différents poissons : de la carpe, de la brème, du silure et d'autres poissons. C'est un pêcheur qui adore les animaux, il ne les tue pas en fait, il les remet à l'eau. C'est vraiment une passion pour lui et il adore cet endroit parce qu'en fait c'est un endroit où le poisson est sauvage, et c'est ça qui l'intéresse.

[04:35]
La navigation en Seine

Là on est on est à un endroit où c'est un bras de Seine en fait, où c'est très réglementé pour la navigation, et notamment pour la vitesse, puisqu'il faut préserver les berges. Actuellement la vitesse est réglementée à 12 kilomètres-heure, puisque sur la Seine c'est en kilomètres-heure, contrairement à la mer. Et effectivement il y a par moments des gens qui ne respectent pas toujours, c'est un petit peu l'inconvénient. Les 12 kilomètres-heure sont calculés selon l'embarcation qu'on a pour limiter en fait la vague qui va détruire les éléments naturels sur les berges, et aussi les habitations ou les aménagements que les gens ont fait en bord de Seine. [06:09] Cette partie-là elle en fait réglementée en vitesse, ce qui est normal, pour préserver les berges et l'environnement. Là on peut apercevoir la barge là. La barge en fait c'est un ancien bac qui a été récupéré par un agriculteur, qui est utilisé pour passer les engins agricoles pour cultiver l'île Pampou, juste à votre gauche. Il y a un câble, en fait un gros câble d'acier qui passe sous la Seine quoi. Dans le fond de la Seine, c'est un guidage en fait. Pour naviguer il faut payer une vignette à la VNF, une vignette à l'année, pour pouvoir naviguer. Là c'est toute la partie escalade en fait. C'est des gens qui escaladent. Il y a beaucoup d'habitations qui sont des habitations secondaires, elles ne sont pas forcément habitées à 100%. [09:00]  Là à notre gauche c'est une île qui est sauvage, qui n'est pas du tout cultivée celle-ci, c'est resté à l'état sauvage. Donc là on va se diriger vers l'anneau de vitesse, en fait l'anneau de vitesse c'est un anneau autour d'une île qui est essentiellement utilisé pour la navigation de ski nautique, toutes les activités nautiques en fait. Donc là il n'y a pas de réglementation de vitesse, mais c'est bien délimité par des panneaux. Il y a différentes, il y a une multitude de pratiques de ski nautique. Il y a plein d'activités différentes en tracté, en fait, quand on tracte un skieur il y a du wakeboard, du monoski, du air-chair, du ski nautique, en fait les activités se sont développées, enfin la pratique du ski nautique est différente, et différents domaines d'activité se sont développés depuis une vingtaine d'années. En l'occurrence on peut utiliser aussi un jet-ski mais c'est dans des horaires bien définis que je ne connais pas. Il y a un club, là on se dirige vers le club, le club de Poses où il y a un club de ski nautique. Mais l'activité, avec le ski nautique, c'est des gens particuliers qui la font, des gens qui descendent leur bateau soit à Poses ou dans des descentes de bateaux communales, où après ils pratiquent le ski nautique à titre individuel. [11:13] Là on aperçoit une descente communale, pour les petits bateaux, les jets, tout ça, et cette descente n'est pas payante, elle est gratuite. [11:56] Là c'est la petite marina de Poses, c'est le club de Poses, il y a le camping qui est juste sur votre gauche, le camping de Poses, qu'on peut apercevoir derrière la petite forêt sur la gauche. On n'est pas à un moment où il y a beaucoup de bateaux encore mais, parce que c'est le début de la saison et par moment il y a une multitude de bateaux et ça peut être très dangereux. Quand on tracte un skieur, il faut faire attention avec les croisements, la vitesse, etc. et il faut être très très très vigilant. Logiquement il y a des règles pour naviguer autour de l'île, sur cet anneau d'activité. On doit tourner dans le même sens pour éviter les accidents et ce n'est pas toujours fait. Ça navigue un petit peu dans tous les sens et ça peut être dangereux. [13:09] Ça dépend du bateau qu'on utilise, c'est le permis rivière qui est autorisé pour cette activité. Après pour tracter un skieur, il faut être au minimum deux dans le bateau : un qui conduit et un qui regarde le skieur, plus le ou le skieurs en question. En plus il y a les péniches qui naviguent en même temps, qui font leur travail, et ça peut être dangereux aussi, il faut faire attention. [14:16] On va apercevoir les écluses. Les écluses pour aller après sur Rouen. Rouen c'est à 50 kilomètres par la Seine. J'y suis allé à plusieurs reprises, en l'occurrence pour la manifestation de l'Armada. En fait, c'est réglementé aussi, c'est 12 kilomètres-heure, et pour les bateaux de vitesse, il n'y en a pas beaucoup qui la respectent malheureusement mais effectivement c'est la même réglementation qu'ici. C'est à partir du Pont Guillaume-le-Conquérant où après c'est la réglementation mer. Quand on accoste, des choses comme ça où il faut faire attention avec la marée. Il n'y a pas que l'activité nautique en fait, il y a d'autres activités comme le vélo ou la course à pied ou la marche à pied, en fait il y a des randonnées qui sont faites dans le coin où on utilise la colline, tout ça, ce sont vraiment des coins sympathiques, vraiment sympas. Il y en a beaucoup qui courent, en fait moi je cours le dimanche matin, je fais toutes les berges de la Seine, je traverse le barrage, et je vais sur Poses, c'est vraiment super sympa. Il n'y a pas de voitures, il n'y a rien, c'est que des chemins de halage, c'est vraiment sympathique. Il y a deux passages : un sur la partie droite, on voit illuminé le feu rouge et un autre passage à l'extrême gauche où on voit aussi le feu rouge de signalisation. Donc il y a des horaires, c'est gratuit pour passer l'écluse, en fonction des horaires et les jours fériés, le dimanche, c'est payant je crois le dimanche, et les jours fériés bien évidemment. En fait, on va tout simplement, on s'accoste sur le côté et on va se présenter, quand on n'a pas de radio parce que les bateaux, enfin le mien n'a pas de radio, et on va se présenter au poste de l'écluse, et puis on nous ouvre l'écluse tout simplement. Le passage non ça dure à peu près entre 15 et 20 minutes, le temps de fermer les portes, de vidanger, tout ça, c'est à peu près une vingtaine de minutes.

Mots-clés et témoignages associés

En cliquant sur un mot-clé, vous lancez une recherche de celui-ci dans le recueil.

Communes
Amfreville-sous-les-Monts
Connelles
Herqueville
Porte-de-Seine (anciennement Porte-Joie et Tournedos-sur-Seine)
Poses


Périodes
1980 à nos jours


Thématiques
Crues, inondations
Développement durable
Faune
Loisirs
Navigation
Ouvrages d'art
Pêche
Qualité de l'eau


Voir aussi
Témoignage de M. Jean-Christophe BRESSIS, ancien militaire de la Gendarmerie à la brigade fluviale de Grand-Quevilly

Témoignage de M. Jean-Pierre BREVAL, maire de Herqueville ~~ Mme Yvette PETIT-DECROIX, déléguée départementale de la Fondation du Patrimoine dans l'Eure

Témoignage de M. Alain DULONDEL, habitant de Poses

Témoignage de Mme Suzanne LIPINSKA, créatrice du Centre culturel du moulin d'Andé

Témoignage de M. Jean-Marc MOGLIA, habitant et maire d'Andé

Retour  en haut